Café J.Af 2015


Café J.Af (Café Jeunes Africains) – 18 Avril 2015

Université centrale de Tunis

cafe

Le samedi 18 avril 2014, s’est tenu au sein de l’université privée centrale de Tunis, le premier Café J.Af (Café Jeunes Africains) sur le thème : « Quel sont les opportunités et les défis que rencontrent les jeunes filles et femmes en matière de santé et d’éducation ?

Quel est le rôle de la femme africaine dans le développement économique du continent ? »

L’équipe du comité d’organisation et logistique du Modèle de l’Union Africaine assistée par les autres comités, s’active à l’étage allouée par la direction de l’Université centrale pour l’occasion.

Les packs de l’Université Centrale généreusement offerts par nos hôtes aux participants sont déposés sur les chaises, le café fumant et les Cup cakes installés sur les tables, quelques recoins de l’université sont décorés par les affiches de l’événement, les noms des participants sont inscrits sur les badges disposés sur la table de réception à l’entrée de la salle avec les listes d’émargement.  Autour de 12 heures et 30 minutes,  les premiers participants commencent à faire leur entrée, s’enregistrent et récupèrent leur badge avant de s’installer dans la salle. Au fur et à mesure du temps, la masse des participants s’élargit ; ceux qui ne se sont pas inscrits en ligne, invités par leurs amis, s’inscrivent auprès des organisateurs. Les facilitateurs que sont : le président du MUA Ghedamsi Hamza, le vice-président du MUA Touré Blamassi et Dr. Atf Ghérissi, PhD, MEdSc, CM - Maître Assistante Universitaire en Sciences de l'Education appliquées à la Santé à l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de la Santé de Tunis (Université Tunis-El Manar).

Le décor étant planté, les débats démarrent à treize heures pétantes. Apres un bref mot des facilitateurs, le débat débute.

Le premier intervenant, Ibrahim Bah du Sénégal, ouvre la séance avec une analyse poussée de la notion même d’autonomisation et d’émancipation qui selon lui, ne devrait pas être un sujet de débat.

En effet, ce jeune étudiant en Master 1 Sciences Politiques, estime que dans la société Africaine, la femme a toujours eu une place de choix. Ces sociétés précoloniales, étaient basées sur un système matriarcal dans  lequel les femmes détenaient le pouvoir économique «La fameuse Charte du Manden, œuvre du fondateur de l’empire du Mali, Soundjata Keita, dans son article 23, concrétise l’égalité parfaite entre homme et femmes, hors elle date de 1222 ». Un statut déjà acquis, avis partagé par le Tchadien Roland Mbayamel qui prend en exemple la Sierra Léonaise COLLO qui fut à la tête d’une grande armée. Selon lui, tout ce système a disparu avec le calquage des textes occidentaux sur les nôtres, ce qui était contraire à nos réalités. Cela dit, c’est le modernisme qui amène ce mot revendications qui ne devraient pas être car pour en parler, il faudrait nécessairement qu’un droit n’existe pas, hors, les femmes avaient tous les droits. « Tous les droits ? »

Pourquoi y a-t-il donc eu la création de « The UN Women ». Pourquoi l’Union africaine a jugé nécessaire de décréter cette année celle de l’Autonomisation de la Femme Africaine,

Pourquoi tous les textes internationaux soulignent l’urgence de protéger les droits de la Femme s’il est déjà acquis ? », Souligne l’Etudiante en Droit, Sarah Benassen qui estime que ces textes prouvent que le problème est important est qu’il faut le prendre au sérieux tout en apportant une solution, « La transposition de ces textes sur les législations nationales ».

Dans une approche autre que juridique, l’intervenante Tunisienne, Sonia Elmi estime que les droits des femmes ont toujours été bafoué tout en ajoutant, « Mais elle s’est libérée au fil du temps en trouvant ses marques et son autonomie ».